Analyse et article rédigés en collaboration avec Mathilde Debenes, fondatrice de Planète Wake Me Up.
En début de semaine, vous avez planché sur le futur des valeurs de société et sur le futur du système de santé.
Aujourd’hui, vous avez réfléchi à un sujet de première importance, au cœur des enjeux historiques qui se présentent à nous :
L’Écologie, la Planète et le Vivant.
L’histoire de la pensée environnementaliste est indissociable des grandes catastrophes humaines. Hiroshima a constitué au XXème siècle une prise de conscience de la finitude de l’Homme.
La crise du COVID 19 que nous vivons représente probablement un électrochoc du même ordre.
24 personnes ont participé à l’enquête du jour. Merci à elles.
En voici les principaux enseignements.
Une crise est toujours un moment à la fois douloureux et fécond. Elle porte en elle les germes d’un nouveau monde.
Sans rien nier à la gravité de la situation, vous avez souligné plusieurs aspects positifs :
Comme une forme de détox collective, de silence imposé, de respiration retrouvée.
Vous saluez également l’électrochoc que représente cette crise, qui rendrait le changement inévitable.
À mon humble avis, ne crions pas victoire trop vite. Restons mobilisés.
Rappel nécessaire : cette réflexion est plus facile lorsque l’on est confortablement installé que lorsqu’on vit dans la précarité. Ne l’oublions pas.
Si les pleins pouvoirs écologistes vous étaient confiés, vous agiriez principalement sur :
Mais vous chercheriez aussi à inspirer le changement chez les autres.
Plusieurs d’entre vous évoquent :
Et cette proposition audacieuse :
Instaurer un confinement d’une semaine par an pour laisser la planète se reposer et se reconnecter à soi même.
En référence à l’image du colibri chère à Pierre Rabhi, chacun peut et doit faire sa part.
Vous évoquez :
Un champ lexical revient avec force : celui de la Vie.
On distingue deux grandes familles dans la pensée écologiste :
Elle critique les conditions de vie réservées à l’homme, la pollution, les externalités négatives.
Référence : Hans Jonas.
Elle milite pour une symétrie des droits entre les humains et les autres espèces du vivant.
Référence : Arne Naess, écologie profonde.
Dans vos réponses, on retrouve principalement une critique anthropocentrique.
Ce qui est compréhensible dans un contexte où nous nous sentons menacés en tant qu’espèce.
Nouvelles manières de travailler ?
Solidarité ?
Équité sociale ?
Nouvelles formes de management ?
La discussion continue.
Prenez soin de vous, de ceux que vous aimez et de la planète.
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