COVID 19 et Écologie : un réveil brutal pour la Planète et le Vivant
28.03.2020

Analyse et article rédigés en collaboration avec Mathilde Debenes, fondatrice de Planète Wake Me Up.

En début de semaine, vous avez planché sur le futur des valeurs de société et sur le futur du système de santé.

Aujourd’hui, vous avez réfléchi à un sujet de première importance, au cœur des enjeux historiques qui se présentent à nous :

L’Écologie, la Planète et le Vivant.

L’histoire de la pensée environnementaliste est indissociable des grandes catastrophes humaines. Hiroshima a constitué au XXème siècle une prise de conscience de la finitude de l’Homme.

La crise du COVID 19 que nous vivons représente probablement un électrochoc du même ordre.

24 personnes ont participé à l’enquête du jour. Merci à elles.
En voici les principaux enseignements.

1. Ce qu’il y a de bien dans tout ça

Une crise est toujours un moment à la fois douloureux et fécond. Elle porte en elle les germes d’un nouveau monde.

Sans rien nier à la gravité de la situation, vous avez souligné plusieurs aspects positifs :

  • Nous ralentissons
  • Nous produisons et consommons moins
  • Nous polluons moins
  • La nature semble se régénérer

Comme une forme de détox collective, de silence imposé, de respiration retrouvée.

Vous saluez également l’électrochoc que représente cette crise, qui rendrait le changement inévitable.

À mon humble avis, ne crions pas victoire trop vite. Restons mobilisés.

Rappel nécessaire : cette réflexion est plus facile lorsque l’on est confortablement installé que lorsqu’on vit dans la précarité. Ne l’oublions pas.

2. Avec une baguette magique écologique

Si les pleins pouvoirs écologistes vous étaient confiés, vous agiriez principalement sur :

  • La relocalisation
  • Les alternatives aux transports
  • La plantation d’arbres
  • La réduction des dépendances mondialisées

Mais vous chercheriez aussi à inspirer le changement chez les autres.

Plusieurs d’entre vous évoquent :

  • Une plus grande justice sociale entre le Nord et le Sud
  • La mise en place d’un revenu universel

Et cette proposition audacieuse :

Instaurer un confinement d’une semaine par an pour laisser la planète se reposer et se reconnecter à soi même.

3. Ce que chacun peut faire personnellement

En référence à l’image du colibri chère à Pierre Rabhi, chacun peut et doit faire sa part.

Vous évoquez :

  • Le soin
  • De nouvelles manières de consommer, mieux et plus local
  • Le retour de la connaissance, du savoir faire et du savoir être

Un champ lexical revient avec force : celui de la Vie.

Deux visions de l’écologie

On distingue deux grandes familles dans la pensée écologiste :

L’approche anthropocentrique

Elle critique les conditions de vie réservées à l’homme, la pollution, les externalités négatives.
Référence : Hans Jonas.

L’approche biocentrique

Elle milite pour une symétrie des droits entre les humains et les autres espèces du vivant.
Référence : Arne Naess, écologie profonde.

Dans vos réponses, on retrouve principalement une critique anthropocentrique.
Ce qui est compréhensible dans un contexte où nous nous sentons menacés en tant qu’espèce.

Et demain ?

Nouvelles manières de travailler ?
Solidarité ?
Équité sociale ?
Nouvelles formes de management ?

La discussion continue.

Prenez soin de vous, de ceux que vous aimez et de la planète.

Jean Fox
Éclaireur stratégique
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