Les problèmes souffrent d’une connotation plutôt négative, alors qu’ils sont en réalité nos amis pour la vie.
En cette période d’élections, je vous propose de lancer le Mouvement pour la Réhabilitation des Problèmes.
Les problèmes : comment les identifier, les poser, les aimer et les résoudre ?
Il existe de nombreux types de problèmes.
Certains sont très sympathiques : le défi, le mystère, la volonté de changement.
D’autres un peu moins : l’incident, l’accident.
Selon les situations :
Un peu d’étymologie : problème vient du grec ancien problêma, « ce qui est projeté en avant ».
Dans le langage courant, un problème est une situation dans laquelle un obstacle empêche de progresser. Il génère une insatisfaction ou une frustration.
En psychologie cognitive, on le décompose ainsi :
Mettons de côté les petits soucis du quotidien et intéressons nous aux problèmes coriaces.
Il associe deux éléments en tension conflictuelle.
L’exemple célèbre : la poule et l’œuf.
Un problème qui a stimulé la biologie pendant plus de 2000 ans.
Des représentations contraires aux lois physiques.
Le blivet, le triangle de Penrose, ou les œuvres d’Oscar Reutersvärd.
Ces objets défient notre logique et nourrissent la réflexion.
Un problème mathématique resté irrésolu pendant 300 ans, jusqu’à la démonstration d’Andrew Wiles en 1994.
Les grands problèmes ont cette vertu : ils tirent la connaissance vers le haut.
Ne foncez jamais directement vers une solution.
Un problème peut en cacher un autre.
Prenez le temps d’identifier :
L’outil classique reste le QQCOQP :
Qui ?
Quoi ?
Comment ?
Où ?
Quand ?
Pourquoi ?
Pour remonter au vrai problème, utilisez la méthode des 5 pourquoi.
Dans les univers industriels, un diagramme de Pareto, un arbre des causes ou une analyse fonctionnelle peuvent être précieux.
Imprégnez vous du problème avec le cœur et les tripes. Cela change tout.
Des experts internes ou externes peuvent suffire.
Associez vous à leurs recherches. Vous apprendrez et gagnerez du temps pour l’avenir.
Faites vous accompagner par un bon animateur en créativité.
Quelques outils efficaces :
Pour approfondir les solutions :
Et pour finir :
Plan d’action.
Test.
Résultats.
Actions correctives.
Selon Gauss, le théorème de Fermat incarne « la simplicité de l’énoncé jointe à la difficulté des preuves ».
Pour le démontrer, il a fallu :
Ces efforts n’ont pas été vains.
Ils ont permis de développer de nouvelles notions et d’ouvrir de nouvelles perspectives.
La solution d’Andrew Wiles s’appuie sur tous les travaux précédents. Il y a donc une collaboration à travers le temps.
Et surtout, Wiles incarne la résistance à l’échec. En 1993, juste avant de publier sa démonstration, il découvre une erreur majeure et doit reprendre une partie essentielle de son travail.
Un problème n’est pas un obstacle.
C’est une invitation à progresser.
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