La première fois que j’ai entendu parler de design thinking, j’étais responsable marketing dans le monde fabuleux du yaourt. J’avais déjà conduit de nombreux projets innovants.
Je vais être honnête : mes premières réactions ont été :
« Encore un truc d’américain. »
« On le fait déjà. »
« Toute une histoire pour rappeler les basiques de l’innovation… »
Bref, j’ai fait mon français qui râle.
Depuis, je me suis familiarisé avec cette approche et je l’ai pratiquée. Résultat : je râle toujours, mais j’en sais un peu plus.
Cocorico. Contre toute attente, le mot design vient du vieux français desseign, qui signifie intention, projet, dessein.
Le design thinking est une approche de conduite de projet centrée sur la créativité.
Il consiste à s’inspirer des pratiques des designers pour résoudre des problèmes dans d’autres domaines.
Ce n’est pas un processus linéaire. Il nous fait explorer plusieurs espaces qui s’entrecroisent.
Cherchez à comprendre la vie et les aspirations de l’usager.
Allez au delà de ce qui est dit ou montré.
Une carte d’empathie peut vous aider à structurer vos découvertes.
Posez le problème, puis transformez le en question de créativité.
Générez des idées.
Animez des séances créatives dynamiques.
Selon David Kelley, il s’agit de penser avec les mains.
Storyboard, croquis, maquette, parcours client…
Modélisez l’expérience avant, pendant et après la vente.
Recueillez le retour d’expérience de l’usager.
Au cours d’un projet, on effectue plusieurs boucles entre ces espaces. Ce sont les itérations.
Plus qu’une méthode, le design thinking est une philosophie.
Quelques principes clés :
On dit souvent : fail fast, succeed sooner.
Quel est le point commun entre la première souris Apple et des couverts à salade ?
Le design thinking.
Quelques exemples emblématiques :
Comme toute tendance, le design thinking peut devenir tyrannique.
C’est à la mode, donc tout le monde doit s’y mettre.
Stop. Lancez vous pour les bonnes raisons.
Il est aussi devenu une méthodologie formelle, presque religieuse. Or l’esprit design suppose que chaque organisation développe sa propre approche créative.
La démarche doit être bien animée.
Dites non aux gourous trop subjectifs.
Dites non aux mécaniciens trop rigides.
Enfin, le design thinking ne génère pas, à lui seul, des innovations scientifiques de rupture.
Quoi qu’on en dise, le design thinking nous rappelle une évidence essentielle :
C’est pour les gens que l’on innove.
Et nous l’avions peut être oublié.
Une sélection d’articles pour prolonger la réflexion, découvrir d’autres points de vue et faire grandir vos idées.


