Quand je vous dis intelligence collective, je vous entends déjà penser : « Encore un buzz word de plus. »
Peut être.
Mais c’est aussi un véritable champ de recherche, dont nous allons cerner les contours en quelques minutes.
La notion d’intelligence collective est issue de l’observation du monde animal, notamment des insectes sociaux comme les fourmis, les abeilles ou les termites.
On peut s’en inspirer pour faire fonctionner différemment les communautés humaines.
Les individus seuls disposent d’une connaissance limitée de leur environnement. Pourtant, ils cherchent à optimiser leurs décisions et leurs actions.
Ils s’organisent donc en communautés d’intérêt : entreprise, association, équipe.
Objectif : connecter les intelligences et les savoirs.
On distingue quatre grandes formes d’intelligence collective.
C’est celle des animaux sociaux.
Fascinante… et parfois un peu fascisante.
Les analogies avec les sociétés humaines restent fragiles. Ce qui est naturel chez une fourmi ne l’est pas forcément chez nous.
C’est l’intelligence collective des groupes restreints : tribus primitives, équipes sportives, groupes de jazz.
Elle fonctionne bien dans des organisations à taille humaine.
C’est celle de l’organisation hiérarchisée, typique de l’entreprise du 20ème siècle ou de l’orchestre symphonique.
Elle repose sur une structure verticale.
C’est la forme émergente, rendue possible par Internet.
Une organisation plus décentralisée, plus connectée, plus participative.
Concept inspiré de Jean François Noubel.
L’intelligence collective holomidale, ou globale, s’appuie sur l’Internet collaboratif :
Les individus y partagent leurs connaissances et synchronisent leurs actions.
Plus les individus sont interconnectés, plus le collectif devient intelligent.
De nouveaux outils facilitent ces dynamiques : impression 3D, crowdsourcing, plateformes collaboratives.
On voit émerger des organisations plus décentralisées, où l’argent et la compétition ne sont plus les seuls moteurs.
Utopique ?
L’intelligence collective ne dispense pas le dirigeant de décider.
Si le climat n’est pas serein, mieux vaut différer la décision.
Négliger l’expertise peut conduire à des erreurs de jugement.
Tout indique aujourd’hui une aspiration forte à renouer avec un projet commun :
L’intelligence collective nous promet de relier les individus pour construire une nouvelle forme de fraternité.
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